
Notre histoire
Comment La Maison VEDA est née, entre la Charente et le sud du Sri Lanka.
La Maison VEDA n'est pas d'abord un lieu. C'est un chemin — le mien : un retour à l'essentiel, et l'appel de vivre en harmonie avec le corps, le mental et l'âme. On y enseigne le Kundalini, la voie de la conscience.
À dix-huit ans, j'ai quitté la Charente pour Bordeaux. J'y suis restée quinze ans, déléguée médicale auprès d'hôpitaux et de chirurgiens, pour les plus grands laboratoires. Chaque nouveau poste apportait sa formation intense, l'impression grisante d'apprendre, d'évoluer — et puis, systématiquement, au bout de deux ans : démission, voyage, liberté. On recommençait. Je ne le voyais pas alors, mais ce cycle m'épuisait sans jamais rien construire. Seuls mes voyages en solo, chaque année, sac à dos sur le dos, me rendaient à moi-même — déconditionnée, vivante, reconnectée à mon pouvoir de créer. Le reste du temps, le corps a fini par parler plus fort que la raison.
Ce fut un effondrement.
C'est là qu'est née une certitude qui ne m'a plus quittée : la médecine allopathique est incomplète. Elle masque les symptômes avec des médicaments, quand l'ayurvéda englobe toutes les sphères de l'être. Sans prendre en compte l'état psychologique ou l'environnement d'une personne, il est difficile de vraiment guérir — il faut chercher la source.
Alors je suis partie en Inde. Je me suis formée au hatha yoga, puis dans une clinique ayurvédique. Puis le hasard — un visa qui expirait, une envie de mer après des mois de montagne — m'a menée au Sri Lanka. Ce pays ne se planifie pas : il se propose. À Trincomalee, j'ai rencontré des gens formidables, et je me suis retrouvée, sans comprendre pourquoi, à manager trois villas de rêve en bord de plage — réveil les pieds dans le sable face à une eau turquoise, chaque jour. Mon besoin de fuir seule, chaque année, s'est tu à partir de là : je n'ai plus jamais vraiment quitté ce pays.
Puis il y a eu le Covid. Le monde s'est arrêté et nous sommes restés là, six d'abord, une quinzaine à la fin. Chacun enseignait ce qu'il savait — le yoga, le reiki, la danse. Ailleurs la liberté était suspendue ; nous, nous inventions autre chose. De ce moment est née une famille de cœur qui tient encore aujourd'hui.
Le Kundalini est arrivé ensuite, comme une évidence brutale. Je n'avais plus le choix : je ne pouvais pas ne pas partager cet héritage, tant il avait transformé ma vie, ma vision du monde, ma conscience. Au lieu de m'installer au Sri Lanka, je suis tombée sur un vieux corps de ferme en Charente, que j'ai rénové. Deux ans m'étaient promis pour la relever ; elle s'est tenue debout en quelques mois. Je suis née en Charente, et la solidarité a été immense — des mains chères à mon cœur sont venues m'aider, et j'ai appris, à ce moment-là, à recevoir.
J'ai ouvert mon centre de Kundalini en Charente. La plupart des personnes qui poussaient la porte ne connaissaient pas ce yoga — et pourtant, par le bouche-à-oreille, tout s'est aligné, sans que j'aie jamais eu besoin de forcer quoi que ce soit. Le Sri Lanka, lui, ne m'avait jamais quittée : il restait là, quelque part dans ma tête. Alors j'ai su y retourner, avec le projet de La Maison VEDA Sri Lanka. Aujourd'hui, c'est Laure qui enseigne en France, pendant que je me consacre, depuis 2024, au Sri Lanka — portée par la force, la détermination et la foi que le Kundalini m'a données.
J'y ai construit un shala, un espace de pratique et de spiritualité, ouvert sur les eaux du lac Koggala. Autour, la jungle vit et respire, peuplée d'animaux ; la plage n'est qu'à cinq minutes, pour le coucher du soleil. Chaque matin, ici, la vie explose autour de moi.
Le chemin n'est pas devenu lisse pour autant. Les épreuves sont toujours là. Mais je perds moins souvent l'équilibre, et je le retrouve plus vite — c'est peut-être cela, au fond, qui a le plus changé.
Nous attendons souvent d'être au fond du fond pour vraiment réagir. C'est pourtant dans les moments les plus difficiles que naissent nos plus grandes prises de conscience. J'ai appris à aimer notre dualité — car sans l'ombre, il n'y a pas de croissance possible. Il faut accueillir cette dualité qui vit en nous, comme en toute chose.
La création de ces lieux m'a fait grandir. Elle m'a fait me rencontrer, me connaître. L'entrepreneuriat est une véritable aventure à la découverte de soi. Aujourd'hui, j'ai la conviction profonde que chaque épreuve nous fait grandir. Et c'est exactement ce que j'ai envie de transmettre ici.

Notre équipe
Nous sommes une toute petite équipe au Sri Lanka, et nous fonctionnons comme une famille.
Lukshman veille sur la maison. Son travail est irréprochable, et il y a longtemps que je le considère comme quelqu'un de ma famille.
Anna et moi sommes les professeures résidentes du studio. Nous partageons la même passion et la même exigence : c'est une sœur d'âme.
Bryan et Mei viennent ponctuellement s'occuper de la cuisine pendant les retraites. Ce sont des amis, et un peu plus que cela — un oncle et une tante.
L'entraide, la bienveillance, le respect : c'est ce qui nous tient ensemble, et c'est ce que vous trouverez en arrivant.

Nos valeurs

- Accueillir
- Nous recevons chacun de la même manière, sans regarder d'où il vient ni ce qu'il porte. On laisse son rang à la porte : ici, personne n'a besoin de se présenter autrement que par sa présence. Une maison n'accueille vraiment que lorsqu'on peut y déposer ce que l'on tient, et y être pleinement soi.
- L'entraide et la bienveillance
- Rien ne pousse seul. Ce que l'on traverse se traverse mieux entouré, et la bienveillance n'est pas une politesse : c'est une attention à ce que l'autre ne dit pas. Nous veillons les uns sur les autres, simplement, comme cela se fait dans une famille.
- La transmission
- Le Kundalini ne m'appartient pas : je l'ai reçu, et je le transmets. Aussi juste, aussi transparente et aussi précise que possible, dans le respect de l'enseignement traditionnel — sans rien y ajouter qui vienne de moi. Un héritage ne se garde pas, il se passe.
- La simplicité et l'humilité
- Nous ne fabriquons pas d'expériences : nous en ouvrons la possibilité. Ce qui se transforme ici se transforme vraiment, et ne doit rien à la mise en scène. La maison est belle, mais son luxe ne lui appartient pas — il est dans le lac, dans la jungle, dans le jour qui se lève. Nous n'y ajoutons que le silence.
Ayubowan, bienvenue
Venez vivre la maison
Une retraite, un séjour, ou simplement un cours au studio.
